Microforêts Miyawaki

Projets de reforestation rapide de petits espaces urbains

La méthode Miyawaki crée de petites forêts ultradenses avec une forte diversité. Inventée au Japon, cette technique de plantation est de plus en plus utilisée dans des villes du monde entier puiqu’elle permet d’augmenter rapidement le couvert forestier.

De jeunes arbres cultivés à la pépinière Localeaf avant leur plantation.

Cette méthode consiste à préparer le sol pour y planter de jeunes arbres, des arbustes et des plantes à fleurs indigènes très près les uns des autres en strates successives, ce qui reproduit la succession végétale d’une forêt ancienne. En raison de leur proximité, les plantes sont en compétition pour la lumière et poussent 10 fois plus vite et 30 fois plus densément que dans un parc ou dans une cour ordinaire. En quelques années seulement, la plantation devient un écosystème autonome qui n’a plus besoin d’entretien.

Le premier de plusieurs centaines d’arbres est disposé avant une journée de plantation.

Fonctionnement des microforêts

Ce graphique a été généré par Google Gemini pour tenter d’expliquer les couches d’une microforêt Miyawaki et leur fonctionnement. Il faut donc l’interpréter avec un grain de sel.

Avantages d’une microforêt Miyawaki

Croissance rapide et haute densité

Puisque nous plantons de trois à quatre arbres par mètre carré, les jeunes plants compétitionnent pour la lumière du soleil, ce qui les fait croître en hauteur beaucoup plus vite que la normale. Une forêt Miyawaki peut atteindre sa maturité en 20 à 30 ans, alors qu’il en faut de 150 à 200 ans pour une forêt naturelle.

Point d’ancrage pour la biodiversité

En intégrant une grande variété d’espèces indigènes (arbres, arbustes et couvre-sols), nous créons un habitat stratifiés. Il attire des insectes, des oiseaux et des pollinisateurs plus nombreux et variés qu’une pelouse ou une rangée d’arbres de rue de la même espèce.

Lutte contre les îlots de chaleur en ville

Le couvert dense d’une microforêt procure une ombre épaisse, et les végétaux libèrent de l’humidité dans l’air par transpiration. En pleine canicule, la température à proximité d’une microforêt peut être de plusieurs degrés inférieure à celle de l’asphalte environnante.

Gestion de l’eau

Au lieu de laisser l’eau de pluie s’écouler dans nos égouts en emportant les polluants, la forêt agit comme une éponge en captant l’eau qui renfloue la nappe phréatique. Elle prévient ainsi les inondations locales.

Puits de carbone et filtration de l’air

Une microforêt possède une surface foliaire beaucoup plus grande qu’un jardin traditionnel. Elle a donc une capacité considérable d’absorber le CO2 et de filtrer les poussières et les polluants dans l’air que nous respirons. Au fil de leur croissance, les arbres acheminent le carbone de leurs racines jusque dans le sol, où il reste emprisonné par un vaste réseau de champignons et de microbes.

Barrières contre le bruit

Les microforêts agissent comme des filtres haute performance dans un contexte urbain, captant les polluants et la fumée. La densité du couvert absorbe naturellement les bruits de la circulation ou des chantiers à proximité.

Ombre profonde

La structure multistrate des microforêts apporte rapidement de la fraîcheur. La plantation dense fait en sorte que le feuillage des arbres se chevauche et forme une ombre profonde qui nous protège des rayons UV nocifs.

Avez-vous accès à un espace vert public que nous pourrions transformer? Écrivez-vous! Nous serions ravis de discuter de la plantation d’une microforêt Miyawaki dans une cour d’école, un parc ou un espace communautaire.


Labo d’apprentissage

Notre projet phare de microforêt est situé au labo d’apprentissage des Jardins Localeaf. Dans cet espace, nos bénévoles participent au suivi de la croissance des plantes, surveillent la santé du sol et prennent soin des jeunes arbres qui établissent leurs racines.

Arrosage de jeunes semis forestiers après leur plantation.

Tout notre travail est enraciné dans l’apprentissage par la pratique. Nous observons les interactions entre les différentes espèces et documentons les résultats afin de perfectionner nos méthodes pour le reste de la communauté.

Culture locale, plantation collective

En 2026, nous avons deux projets de microforêts prévus dans le secteur Aylmer. Nos forêts sont spéciales grâce à leur lignée.

De jeunes tiges de gainier rouge, d’érable rouge, de pin gris, de chicot févier, d’orme d’’mérique et d’autres espèces en arrière-plan.
  • Culture à partir de semences : Chaque arbre que nous plantons est démarré à la pépinière Localeaf, cultivé à partir de semences récoltées localement et dans les environs.
  • Plantes indigènes et résilientes : Nous sommes enracinés localement, avec un labo d’apprentissage à Aylmer où nous observons la résilience et le comportement de diverses espèces dans un contexte de microforêt.
  • Projet porté par la communauté : Nous planifions et organisons la création de microforêts à Aylmer, mais ce sont les activités communautaires qui mobilisent nos bénévoles, les gens du voisinage, le personnel enseignant, les jeunes et les moins jeunes dans notre communauté qui permettent de préparer, de planter et de prendre soin de ces espaces. Nous apprenant ensemble tout au long du processus.

Allons-y, plantons une microforêt ensemble!

Nous avons accès à de jeunes arbres, arbustes et plantes de sous-bois cultivés localement. Nous avons les connaissances, l’expérience et les moyens pour y arriver.

Si vous avez un coin de cour d’école, une pelouse de parc ou un espace communautaire qui pourrait devenir un réservoir de biodiversité, écrivez-nous. Nous serons ravis de faire équipe avec vous pour accroître la canopée à Aylmer, une microforêt à la fois.