Microforêt Miyawaki : projet d’intendance communautaire

Nous transformons les espaces urbains en boisés ultradenses qui sont des points d’ancrage pour la biodiversité grâce à la plantation avec la communauté et à un suivi environnemental à long terme.

Contexte

Selon la définition de la méthode Miyawaki, la microforêt est une plantation très dense d’espèces indigènes, ce qui accélère la succession végétale naturelle. En à peine 20 ans, une parcelle de la taille d’un terrain de tennis peut se transformer en un écosystème forestier à strates multiples.

La strate inférieure (arbrisseaux, arbustes et plantes) est répartie dans l’espace de plantation d’une microforêt Miyawaki.

Notre approche

Notre programme d’intendance sur les microforêts comprend plusieurs phases et mobilise le milieu scolaire et la communauté en allant de l’enseignement théorique aux travaux pratiques à grande échelle. Le programme combine des concepts d’éducation relative à l’environnement arrimés au programme scolaire avec un reboisement concret, ce qui favorise l’appropriation de leur milieu par les élèves et les membres de la communauté et les incite à prendre soin de ce patrimoine vivant.

Des bénévoles et des membres de Polliniser Aylmer préparent le sol lors d’une plantation d’automne.

Phase I : labo de conception et de planification (en classe)

  • Architecture forestière : On découvre les quatre strates d’une forêt (canopée, arbustes, herbacées et couvre-sol) et on sélectionne des espèces indigènes de chaque strate selon l’écologie locale.
  • Science du sol : On effectue une analyse pratique du sol et on planifie les amendements, y compris le rôle du pH, de la matière organique et des champignons mycorhiziens pour établir une forêt.
  • Habitat faunique : On cartographie les espèces fauniques qui fréquenteront la microforêt, des oiseaux nicheurs aux insectes hivernants, et on conçoit des éléments d’habitat pour les soutenir.
  • Résultat : Chaque classe produit un plan de sa microforêt comprenant un plan de plantation à l’échelle, une liste d’espèces et un calendrier de croissance prévue afin de passer à la phase II.

Phase II : Aménagement et labo actif (sur le terrain)

  • Préparation du site : Les élèves et les bénévoles préparent le site de plantation en amendant du sol, en installant des clôtures temporaires et aménageant des sentiers de paillis.
  • Périmètre et observation : On crée un périmètre sécuritaire pour les jeunes participants et des postes d’observation pour la prise de notes et le dessin.
  • Aménagement : On procède à la plantation dense selon la méthode Miyawaki (trois arbres par mètre carré) en utilisant de jeunes tiges indigènes du labo d’apprentissage des Jardins Localeaf.
  • Résultat : La nouvelle microforêt dispose d’une signalisation interprétative, d’un calendrier d’entretien et d’un protocole de suivi par les élèves.

Projet collectif intégré au laboratoire

  • Mobilisation : Chaque projet de microforêt mobilise les familles, les entreprises locales et les partenaires municipaux, ce qui favorise la participation de toute la communauté et la téussite du projet à long terme.
  • Avantages du labo d’apprentissage : Tous les plants sont produits aux Jardins Localeaf, ce qui garantit une adaptation génétique aux conditions de sol et au climat de la région en plus de soutenir le modèle d’entreprise sociale.
  • Fierté pour les gens d’Aylmer : Les forêts terminées sont ajoutées à la carte de Canopée à Aylmer et inaugurées lors d’un événement public. Elles sont des repères permanents de l’action écocitoyenne dans nos quartiers.